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SAVIEZ VOU QUE PLUS DE 20 PALAIS NATIONAUX ONT ÉTÉ CONSTRUITS, EN TOUT OU EN PARTIE, D'APRÈS LES PLANS HENNEBIQUE PARMI LESQUELS UNE PARTIE DU GRAND PALAIS A PARIS TOUTE L'OSSATURE DU PETIT PALAIS LE PALAIS NATIONAL A MEXICO LE PALAIS DU SÉNAT A BRUXELLES LE PALAIS DE LA MUTUALITÉ A LYON ETC. LE PETIT PALAIS A PARIS ÉTON PRIX DU NUMÉRO : IO fr. ABONNEMENT D'UN AN 1 FRANCE *°[ r - ETRANGER IOO fr. NUMÉRO 351 MAI 1937 R iftif Revue mensuelle technique et documentaire |f£ H des CONSTRUCTIONS en BÉTON ARME RÉDACTION & ADMINISTRATION 86, rue de Paris, LILLE (Nord) TÉLÉPHONE : 12.88 PUBL.C.TÉ : M. Marcel Leroy 42, rue de Dantzig, PARIS- 1 5 e TÉLÉPHONE: LECOURBE 87.40 STADE MUNICIPAL DE CHERBOURG (Bétons Armés Hennebique)
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Le Béton armé - lib.ugent.belib.ugent.be/fulltxt/RUG01/000/895/607/RUG01-000895607-1937-351... · BETON ARMÉ 1610 (Bétons Armés Hennebique) DRAINAGE Les joueurs de football connaissent

Sep 11, 2018

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  • SAVIEZ VOU QUE PLUS DE

    20 PALAIS NATIONAUX

    ONT T CONSTRUITS, EN TOUT OU EN PARTIE,

    D'APRS LES PLANS HENNEBIQUE

    PARMI LESQUELS

    UNE PARTIE DU GRAND PALAIS A PARIS TOUTE L'OSSATURE DU PETIT PALAIS LE PALAIS NATIONAL A MEXICO LE PALAIS DU SNAT A BRUXELLES LE PALAIS DE LA MUTUALIT A LYON

    ETC.

    LE PETIT PALAIS A PARIS

    TON PRIX DU NUMRO : IO fr. ABONNEMENT D'UN AN 1 FRANCE *[r -ETRANGER IOO fr. NUMRO 351 MAI 1937 R iftif Revue mensuelle technique et documentaire |f H des CONSTRUCTIONS en BTON ARME

    RDACTION & ADMINISTRATION

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    PUBL.C.T : M. Marcel Leroy 42, rue de Dantzig, PARIS- 1 5 e

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    STADE MUNICIPAL DE CHERBOURG

    (Btons Arms Hennebique)

  • BTON ARM ?608 BTON ARM 1609

    T A D E UNICIPAL

    CHERBOURG

    DRANCEY, Architecte de la Ville

    EMPLACEMENTS DE JEUX (suite)

    Une alle de circulation de 7 m. 75 de largeur ceinture la piste. Sa cote est de 4 m. 90, soit entre l'alle et la piste, une diffrence de 0 in. 75 qui a t rachete par trois ranges de gradins de 0 m. 25 de hauteur.

    Ces gradins, qui ont une largeur de 0 m. 75, servent au placement des spectateurs debout.

    La disposition enterre de la pelouse, favorise la bonne visibilit de toutes ses parties, non seulement pour les specta-teurs des gradins et de la tribune, mais aussi pour le public des alles. Elle est aussi trs heureuse pour l'esthtique gnrale du Stade.

    A chaque extrmit de l'alle principale (celle qui borde le chemin de fer), les entres situes des niveaux trs diff-rents, communiquent avec l'alle par des rampes.

    Une troisime entre existe vers la partie haute de la rue de l'Est, elle se relie la circulation du slade par des escaliers.

    Dans les trois angles du terrain, on a dispos des courts de tennis, un basket-bal I, des jeux de boules et un portique de gymnase. Leurs emplacements sont des niveaux varis, correspondant aux niveaux des alles de circulation.

    Le tennis le plus voisin de la rue de l'Abbaye, est un tennis (l'honneur, on l'a entour de 3 gradins, ce qui a permis de l'enterrer de 0 m. 75.

    Ces gradins, comme ceux qui entourent la pelouse, sont en terre gravillonne que maintient une cornire en bton arm. Ils ont uniformment 0 m. 25 de hauteur et 0 m. 75 de largeur (fig. 5).

  • BETON ARM 1610

    (Btons Arms Hennebique)

    DRAINAGE

    Les joueurs de football connaissent toute la valeur d'un bon drainage, faute duquel la surface ga/.onne, rapidement colmate par le pitinement, ne tarde pas, lors des pluies, former un marcage.

    Au Stade de Cherbourg, la nature argileuse du terrain ren-dait encore plus imprieuse la ncessit d'un excellent drai-nage. Il a t ralis de la manire suivante:

    Pour la pelouse de jeux (voir fig. 5 et sa coupe), on a creus le terrain suivant un profil ondul en dos d'nes suc-cessifs et les fonds des ondulations ont t creuss de fosss profonds qu'on a garnis de poteries de drainage.

    Ces drains parallles aboutissent des collecteurs sur les-quels ils sont branchs dans le sens du courant.

    Les collecteurs traversent des regards permettant de vri-fier le fonctionnement du drainage et aboutissent un bran-chement d'gout situ au bas de la rue de l'Est.

    Les emplacements de tennis et autres sont drains pareil-lement. Il existe au total 3.400 mtres de drains.

    \ BTON ARM 161 1

    Les fosss de drainage ont t combls avec de grosses pierres, puis avec des cailloux et, pour la pelouse de jeux, le sol a ensuite t nivel avec de la terre permable et, enfin, complt avec un apport de 0 m. 10 de terre vgtale plante de gazon.

    TRIBUNE

    La tribune se distingue de suite par la disposition parti-culire de sa toiture.

    Celle-ci consiste en une demi-vote trs mince (pais-seur 0,0), avec nervures la face suprieure et formant pla-fond uni en-dessous.

    Cette demi-vote formant un auvent de 10 mtres de saillie, s'appuie la retombe sur une range de poteaux situs en arrire des gradins, tandis que son porte faux est quilibr par des tirants suprieurs (fig. 8, 9, 10, 11).

    Ces tirants appuys sur les poteaux prolongs, les contour-nent ensuite l'arrire pour venir s'ancrer prs de leur base.

  • BTON ARM 1612

    Les fig. 1, 2, 3, 12, montrent des vues de cette tribune. La fig. 17 montre le dtail de sa toiture avec l'indication

    des efforts. Les calculs ont t tablis pour une surcharge libre de 100 kg/m. carr pour la couverture (tanchit comprise) et pour un vent de 80 kg. m. carr de surface verticale.

    La tribune a une longueur de 60 mtres, divise en 9 traves. Les poutres supportant les gradins, calcules raison de

    (i.000 kg. par m. courant reposent avec les poteaux sur des se-melles transversales. Celles-ci rpartissent les charges sur le sol raison de 1 kg/centimtre carr.

    Deux joints ont t prvus afin d'viter les risques de fissu-ration ds au retrait du bton et aux variations de la tem-prature.

    L'accs de la tribune se fait par i escaliers extrieurs. Le passage des tirants derrire les poteaux a permis l'ins-

    cription d'une galerie de 1 m. 30 de largeur, agrandissant le dernier gradin (fig. 13).

    Les gradins sont au nombre de onze et partent de 2 m. 15 au-dessus du sol de l'alle.

    BTON ARM 1613

    (Btons Arms Henneblque).

    Fig. 11. STADE MUNICIPAL i l CHERBOURG P.. DRANCEY, Architecte

    : auvent termin vu du dessous

    Le Stade est aliment en eau de la ville avec nombreuses bouches d'arrosage.

    Le dessous des gradins abrite les divers services: logement du gardien, vestiaires, douches, lavabos, w.-c., infirmerie, salles de comits, bureaux (fig. 7).

    Les vacuations des douches, lavabos et fosses septiques se font par des canalisations allant l'gout.

    Les divers services installs sous les gradins sont chauffs par une circulation d'eau chaude a l'aide d'une chaudire au gaz de 63.000 calories. Un bouilleur, muni d'un mlangeur, fournit l'eau chaude ncessaire aux douches et lavabos.

    Une buvette est installe dans un pavillon part (fig. 2).

    *

    Le Stade de Cherbourg, procdant d'une excellente tech-nique, ainsi qu'on vient de le voir, est d'un type pratique et fort lgant.

  • BTON ARM 1614

    ol' J?' ~ STADE MUNICIPAL DE CHERBOURG R. DRANCEY, Architecte (Btons Arms Henneblquej La tribune vue de profil

    Tranchant sur un encadrement rte sapins, on remarque sa grande pelouse entoure d'une lisse blanche. Sa tribune se distingue par une couleur jeune paille (Silexore) et ses claustras par une couleur rouge basque. De nombreuses vasques cl jardinires forment des ilts fleuris (fig. 15).

    Ajoutons que le type trs original des fermes de la tribune csl de l'invention du Bureau Hennebique et que le travail de bton arm a t ralis par la Socit Sottile de Cherbourg.

    Ch.-Ed. SEE.

    MM. les Architectes et Entrepreneurs

    dsirant recevoir une documentation complte sur un produit dtermin sont pris de s'adresser M. LEROY, Chef du Service de Publicit de la Revue, 42, Rue de Dantzig, PARIS (XV], Tlphone : Lecourbe 87.40, qui la leur fera adresser sans frais.

  • BTON ARM 1616

    Fig. 16. STADE MUNICIPAL DE CHERBOURG. R. DRANCEY, Architecte Coupe transversale de la tribune

    BTON ARMF 1617

  • BTON ARM 1618

    VARITS TECHNIQUES

    LES ESSAIS DE RSISTANCE DU SOL

    La rsistance d'un sol est la plupart du temps dtermine d'aprs sa nature, sa cohsion et son aspect. Il est difficile de fixer mme approximativement dans certains cas sa rsistance de scurit, prin-cipalement lorsque le terrain de fondation, est un remblai plus ou moins rcent ou une argile plus ou moins compacte.

    Des appareils rcents permettent d'effectuer des mesures directes susceptibles d'valuer approximativement les facteurs dterminants de la rsistance du sol.

    Le plus souvent l'entreprise ne dispose que de moyens rduits. Ceux-ci employs adroitement peuvent fournir le renseignement cher-ch.

    Il est toutefois indispensable d'entourer l'exprience de certaines prcautions pour se mettre l'abri d'hypothses fausses au dpart et qui peuvent avoir par la suite une rpercussion catastrophique sur la stabilit des fondations de l'ouvrage.

    La rpartition 45" dans la masse diminue ce taux de travail par cm 5 au fur et mesure que l'on augmente la profondeur (fig. 2).

    Dans la figure 3, le fond de fouille comporte un terrain argileux de faible paisseur situ sur des sables mouvants l'essai tait satisfaisant sous le cube de 20 X 20 pour 1 kg. par cm', quel sera le rsultat de l'adoption de ce taux de travail au niveau A. A. sur le sol de moindre rsistance situ au niveau B. B. L'paisseur du sol de fond de fouille tant de 25 cm., la charge d'essai de 400 kg. s'est rpartie au niveau B. B. sur une surface de:

    (20+20+25) 2 = 4900 cm) (rpartition 45)

    ce qui correspond un taux de travail de: 400

    = 0 kg. 0815 par cm" sur le sable mouvant 4900

    Le moyen classique employ le plus souvent pour l'essai d'un sol consiste charger progressivement et trs lentement un cube en bois de surface connue (20 cm. X 20 cm.) muni d'un dispositif assurant sa stabilit sur le fond de fouille malgr l'altitude du centre de gra-vit des matriaux, qui ralisent la surcharge du cube. On mesure le tassement du tube sous l'influence des diffrentes contraintes.

    Le taux de travail du sol sous la charge d'essai est gal au poids total du cube de 20 X 20 augment de la surcharge, divis par la surface de repos du cube soit 400 cm-. Supposons que la charge admissible sur le cube soit de 400 kg. il en rsulte un taux de travail au sol de

    400 k. = 1 k. par cm*.

    400 cm1

    Il est indispensable et c'est l l'objet de cet article, de complter l'essai ainsi effectu par un sondage, afin de s'assurer de l'paisseur de la couche du terrain d'essai (fig. 1).

    Dans la figure 2, le terrain sous jacent est d'paisseur importante, et de qualit constante quelle que soit l'paisseur considre. Le taux de travail maximum rsultant de la rpartition de la charge dans sa masse a lieu au niveau d'application de la charge soit 1 kg. par cm 2.

    Ce taux de travail tant trs faible, il n'y a rien d'tonnant qu' l'essai tout se soit bien pass.

    Supposons maintenant qu' l'excution la charge fonder soit de 25 tonnes, raison de 1 kg. par cm 2 cela reprsente une surface de:

    158 cm. X 158 cm. = 25.000 cm1

    Quel sera le taux de travail la profondeur B. B. sous la charge de ralisation.

    25000 = 0 kg. 575 par cm'

    (158+2+25)

    0.575 soit 7 fois plus d'intensit que dans la dtermination du taux

    0.0815

    d'essai. Il y a lieu donc dans tous les cas de se rendre compte des terrains pouvant tre rencontrs sous la surface d'essai fond de fouille et de leur paisseur.

    G. BOSSUYT.

    BTON ARM 1619

    COMPTE RENDU des runions d'Agents

    (EXTRAITS)

    EXPRIENCES SUR LE CIMENT A HAUTE RSISTANCE INITIALE

    La manire dont se comportent les btons et mortiers de ciment haute rsistance initiale dans des conditions varies de temprature et d'humidit a fait aux Etats-Unis l'objet d'expriences dcrites par M. Edward A. IMsapia, dans le Journal of Research du bureau National of Standards, juin 1935, page 723.

    Les recherches dont rend compte M. Pisapia ont t entreprises pour obtenir des donnes sur la rsistance la compression de mortiers et

    ' btons quand ils durcissent des tempratures plus hautes que la nor-male, et aussi pour tudier 1'efTet de la composition et de la finesse des ciments sur des proprits physiques telles que la rsistance, les chan-gements de volume, la rsistance la gele et au dgel, et l'volution de la chaleur pendant le durcissement.

    On employa douze chantillons de ciment haute rsistance initiale provenant de diffrentes fabriques. Les exemplaires de mortier furent: 1" des briquettes standard, 2" des cubes de 5 cms, mortier 1: 3 avec sable standard d'Ottawa, 3 des cubes de 5 cms, mortier 1: 2.74 avec dbris de broyage des carrires d'Ottawa et rapport eau/ciment 1,89, 4" des cubes de 5 cms, poids 1: 5, contenant 1 partie de dbris de carrire, 2 parties de sable standard d'Ottawa, 3 parties de sable de rivire Fotomac des tamis N" 8 N I. 5 des prismes de 4 sur 4 sur 10 cms, mme mlange que 3. Une srie de prismes fut essaye la compression, la charge parallle l'axe long, et une srie transversalement sur une porte de 8 cms. La moi-ti de la srie transversale fut essaye la compression en appliquant la charge par des plaques d'acier de 4 cms de large, places sur les faces opposes de l'exemplaire, donnant une surface charge de 10 cms carrs.

    Les exmplaires de bton furent des cylindres de 13 sur 30 cm., 1-2-4, avec sable et gravier de la rivire Potomac. Les quantits d'eau furent 30,34 et 38 litres par 40 kg. de ciment. La temprature des mlange et les conditions de conservation pour les 24 premires heures furent:

    1" Mlanges 21" C, conservs dans l'air 21 C. 2" Mlanges 32 C, conservs dans l'air 32" C. 3" Mlanges 43" C, conservs dans l'air 43" C. 4" Mlanges 21 C, conservs dans un local thermiquement icol. 5* Mlanges 21 C, conservs adiabatiquement.

    Les compositions calcules des ciments ont vari largement depuis celle qui comportait plus de silicate dicalcique que tricalcique, jusqu' celle sans silicate dicalcique. Le pourcentage d'aluminate tricalcique a vari dans une large proportion. La quantit de ciment retenue sur le tamis N" 200 fut insignifiante. La quantit retenue sur le tamis N 450 varia de 7,7 20,4 pour cent.

    Les briquettes standard de mortier de 3 seulement des ciments dpas-srent les exigences actuelles pour les essais standard A. S. T. M. soit 20 kg. par cm- 24 heures; 7 rpondirent aux exigences pour 3 jours.

    Les exmplaires qui ont paru annoncer de la manire la plus satis-faisante la rsistance du bton tous ges ont t les cubes de mortier de 5 cm., 1.5 et les prismes de mortier de 4 sur 4 sur 10 cm. prouvs la

    compression. On a trouv qu'il existait une relation linaire entre le rapport eau/ ciment et la rsistance du bton.

    Des cylindres de bton conservs 32" C, ont accus prs du double de la rsistance 1 jour des exemplaires conservs 21" C. La conser-vation 43 C, a encore accru davantage la rsistance 1 jour. A des ges dpassant 3 jours, les rsistances n'ont pas t influences ou ont t quelque peu diminues par des tempratures initiales plus leves. Une conservation adiabatique de 87 jours suivie d'un sjour dans un local humide a donn des rsistances plus basses 1 an que la conserva-tion dans un local humide pendant un an.

    Aprs les premires 24 heures, la conservation l'humidit a donn les plus hautes rsistances. Des exemplaires conservs dans l'air du labo-ratoire ont gagn peu ou point de rsistance aprs 28 jours.

  • BTON ARM 1620

    Trois cents cycles de gele et dgel ont rduit la rsistance de tous les cylindres de bton au-dessous de la rsistance 1 an des cylindres conservs dans un local humide 21 C. Moins de 100 cycles de gele, dgel, dessication et imbition ont caus des dsagrgations au point que les essais la compression ne purent tre laits sur des exemplaires pro-venant de 6 sur les 12 ciments. Des exemplaires soumis aux cycles de schage et d'imbibition ont une rsistance plus tacile que ceux conservs dans un local humide.

    Des cylindres conservs 1 humidit se sont dilats de 0,001 0,018 pour cent en 1 anne. Dans la conservation l'air la contraction a t de 0,02 0,053 pour cent en 1 an. Aprs gele et dgel, la dilatation a t de 0,003 0,031 % 1 an.

    La chaleur totale dgage la fin de 8 heures de conservation adia-batique, avec le rapport eau/ciment de 1,5 et fermeture hermtique, a vari de l\) b0 calories par gramme de ciment; la fin de 24 heures de 60 100 calories par gramme, et au bout de 87 jours, de loi 130 calories par gramme. En gnral, plus grande a t la quantit de silicate tricalcique et d'aluminate tricalcique, plus grande a t la quantit de chaleur dveloppe.

    On n'a pas pu tablir une relation satisfaisante entre la composition et l'volution de la chaleur, la rsistance, ou les changements de longueur.

    On a trouv que tous les exemplaires de bton de tous les ciments hermtiquement clos et conservs adiabatiquement pendant 87 jours contenaient de l'eau libre dont la quantit du quart la moiti de l'eau du mlange original. (Concrte, janvier 1936).

    (Extrait du journal Le Ciment de mars 1936, N u 3, pages 73 et 74).

    L'ACIER A LIMITE LASTIQUE LEVE COMME ARMATURE DE BETON

    Dans la construction en bton arm l'avantage conomique de la mise en uvre de matriaux de qualit suprieure tant pour le bton que pour l'acier rside dans le fait que le supplment de dpense faire pour raliser des rsistances plus leves est petit vis--vis du gain de rsistance. A scurit gale, les matriaux de qualit, malgr leur prix unitaire plus lev, conduisent en gnral une construction plus cono-mique, parce que la rduction du volume de matriaux employer est pro-portionnellement plus grande que le renchrissement par unit de volume.

    En ce qui concerne l'armature on peut dire que c'est la limite lastique apparente qui dtermine le choix du taux de travail admissible. En gn-ral, on estime qu'une scurit de deux vis--vis du dpassement de la limite lastique est suffisante. L'acier rond commercial a une limite lasti-que intrieure (untere Streckgrenze) d'environ 2.400 kg./cm2, alors que le taux de travail est limit environ 1.200 kg./cm2.

    Les constructeurs, dans le but .d'conomiser l'acier, tant pour pouvoir construire plus conomiquement que pour tre mme de raliser des ouvrages plus lancs, sont ainsi amens envisager la mise en uvre d'aciers limite lastique leve. Il est toutefois indispensable, avant d ad-mettre pour ces aciers des tensions de travail plus leves, de tenir compte du fait que la limite lastique d'un acier peut tre leve de deux faons, qui influent de iaon diffrente sur les autres proprits de l'acier.

    Une limite lastique leve peut tre obtenue: 1" Du fait que lors de sa fabrication on a incorpor l'acier certains

    lments qui ralisent ce desideratum, dans une mesure rglable. On obtient ainsi en fait des aciers spciaux , d'ailleurs faiblement allis en gnral;

    2 En faisant subir un acier commercial ordinaire une dformation permanente froid, soit par tirage, soit par torsion.

    Dans les matriaux du premier groupe, la limite lastique leve est une rsultante de la composition de l'acier, c'est la limite lastique natu-relle, qui, dans ce matriau lamin chaud, conservera ultrieurement sa valeur.

    Par contre, la limite lastique releve par le deuxime procd doit tre considre comme artificielle, elle n'est pas propre au matriau, et peut, dans certains cas, varier dans un sens dfavorable; elle n'est d'ail-leurs obtenue qu'au dtriment de la ductilit du mtal.

    Dans les derniers temps des aciers du premier groupe ont t mis en uvre sous forme d'armatures travaillant des taux de 1.500 1.900 kg cm 2 pour des aciers dont la limite lastique apparente tait respectivement de 3.000 et 5.000 kg/cm2. La haute limite lastique de ces aciers est naturelle, c'est une proprit permanente, qui ne disparat pas lorsque, par exem-ple dans un incendie, la temprature s'lve momentanment pour redes-cendre ensuite. Par contre, les aciers tirs froid du deuxime groupe perdent leur limite lastique leve sous l'influence de la chaleur. Sans s'exagrer le danger qui peut en rsulter, on ne doit pas perdre de vue que la scurit d'un ouvrage peut ainsi tre notablement diminue.

    BTON ARM 1621

    La considration du travail spcifique de rupture (mesur par l'aire du diagramme de traction) est instructive. L'acier tir froid a perdu beau-coup de sa ductilit, c'est--dire de son allongement de rupture, et malgr sa limite lastique leve son travail spcifique de rupture est de l'ordre de deux ou trois fois moindre que celui de l'acier haute limite lastique naturelle. Il en rsulte qu'un acier tir est, au moment o la limite lasti-que est atteinte, beaucoup plus prs de la rupture qu'un acier non tir. Le danger de rupture brusque, sans avertissement pralable par l'apparition de fissures, est donc plus grand.

    Une forme particulire d'emploi des aciers haute limite lastique se trouve dans les armatures en formes de treillis spciaux pour dalles et colonnes, qui ont, outre leurs proprits rsistantes, des avantages indis-cutables au point de vue conomique de main-d'uvre.

    (KLEINLOGEL, dans Bton und Eisen , numros 2 et 7 de 1934). Extrait du journal Le Ciment , N 1, janvier 1935).

    L'IMPERMABILISATION DES MORTIERS HYDRAULIQUES PAR LA COLLE D'OS

    Les premiers rsultats d'une tude de l'action de la colle forte sur les mortiers hydrauliques ont fait de la part de M. Henri Lafuma l'objet d'une communication au XIV e Congrs de Chimie Industrielle. Dans le N IX, 1935, des Ann. des P. et C, M. Lafuma nous apprend que la colle forte, employe dans des conditions de prparation et de concentration convenables, apparat comme un impermabilisant remarquable. Il semble qu' ct de son action chimique, la colle ait une action plus particulirement physique et qu'elle ait pour effet de diminuer la section des canaux capillaires d'o rsulte la permabilit des mortiers. Mais il faut bien remarquer que la nature de la colle employe et la manire dont elle est prpare ont une influence considrable sur les rsultats obtenus, l'eut-tre ne faut-il pas chercher ailleurs que dans une qualit non adapte ou de mauvaise prparation de la colle, la cause de certains insuccs. (Ann. des P. et C, Septembre 1935).

    (Extrait du Constructeur de Ciment Arm d'Octobre 1935, N 205, page 162).

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    CONCOURS pour l'obtention des bourses municipales et dpartementales l'Ecole sp-

    ciale des travaux publics, du btiment et de l'industrie, 1 et 3, rue Th-nard et 57 61, boulevard Saint Germain (reconnue par l'Etat, dcret du 5 fvrier 1921). Un concours pour l'obtention des bourses vacantes cres par le Con-

    seil gnral de la Seine et des bourses vacantes cres par le Conseil muni-cipal de Paris pour les 2* et 3'' annes des cours techniques secondaires de l'Ecole spciale des travaux publics, du btiment et de l'industrie aura lieu au sige de l'cole, 1 et 3, rue hnard, Paris (5').

    La session s'ouvrira le 19 juillet 1937. 4 bourses dpartementales et 8 bourses municipales sont affectes aux

    2" et 3 e annes d'tudes. Ces bourses sont accordes sous forme d'alloca-tions au taux de 1.000 francs l'une, venant en dduction des frais de sco-larit. Sont admis prendre part aux concours, les jeunes gens gs de 15 ans au moins au 1 er janvier 1937, ns de parents franais domicilis depuis le 1" octobre 1936 dans le dpartement de la Seine pour les bourses dparte-mentales et Paris pour les bourses municipales.

    Les inscriptions sont reues au Secrtariat de l'cole, 57, boulevard Saint Germain, avant le 15 juillet 1937, tous les jours de la semaine, de 8 heures 11 h. 30 et de 13 h. 30 18 heures.

    Tirage de ce numro certifi 5.000 exemplaires. Le Grant, D. BLANCHARD.

    Imprimerie Martin-Mamy, Crouan et Roques. 86. rue de Paris, Lille

    Sommaire du N 352, Juin 1937 : Chapelle du sanatorium de Gubriant.

    Sommaire du NT 353, Juillet 1937 H Le pont de Saint-Thibault.

    1

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